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LA VAUNAGE
Quelques dates jalons, pour un
survol de son histoire jusqu’au seuil du XVIIIème.
Moyen-âge :
413 passages des Wisigoths, qui
atteignent Narbonne à l’époque des vendanges ;
414/418 : ère de répit, les
wisigoths s’installent en aquitaine maritime ;
425/429 : Théodore I et II tentent de s’emparer d’Arles, alors
préfecture du prétoire des gaules.
471: Euric prends Nîmes en 472 il
atteint le Rhône.
475/476 : l’empereur Repos garantit
aux Wisigoths la suprématie militaire et administrative La
Narbonnaise devient la Septimanie. La Goethie est rattachée à
la Civitastis Nemausensis.
La Vaunage fait partie de ce territoire.
508/586 : Les burgondes prennent Nîmes,
puis les Ostrogoths. Uzès et Lodève tombent ainsi que
Beaucaire. Nimes est investit, mais résiste aux armées de
Francs et de Bourguignons. Pendant ces périodes les habitants
de la région et surtout ceux des campagnes souffrent de ces
raids destructeurs qui marquent les V et VI siècles.
673: Hildéris commet des excès. Le
roi Wamba le ramène à la raison avec le concours du duc Paul,
qui trahit à son tour et se déclare roi de Narbonne.Désordre
économique, divisions intestines, guerres civiles marquent la
fin du VII siècle et le début du VIIIème.
719: Les Wisigoths non - bâtisseurs
conservent les monuments élevés par les gallo romains. Durant
ces périodes les vaunageols cherchent refuge sur les hauteurs (
St Dionisy, Nages,Caveirac...). A la fin de ce siècle se
manifeste la renaissance Carolingienne, d’où un essor
agricole en Vaunage, dû en partie à l’action du chapître de
la Cathédrale
de Nimes. Dès cette époque le chapître
et l’Evêque dont les intérêts sont liés vont constituer un
puissant domaine ecclésiastique, dont les chartes constitutives
sont rassemblées dans un registre du XIII è siècle: LE
CARTULAIRE DU CHAPITRE DE NOTRE DAME DE NÎMES contenant
216 chartes.
12.04.1229: retour du Languedoc et de Nîmes dans le domaine royal.
10.1226: nomination d’un sénéchal
qui concentrera entre ses mains et celles de ses successeurs
tous les pouvoirs.
1247/48: Louis XI désigne des enquêteurs
pour dresser un bilan des exactions. Un exemple évocateur est
rapporté, concernant le Bayle du lieu de Langlade.
La formation tant géologique que géographique
de La Vaunage, fait qu’elle constitue très tôt une
circonscription territoriale bien marquée.
Les Viguiers carolingiens se sont
transformés en barons, puis seigneurs. La Vaunage forme donc un
groupe féodal ou une circonscription administrative à peu près
immuable dans le temps. Sous les Francs la subdivision
administrative
(non-ecclésiastique) du comté est la
viguerie. La plus importante du Comté de Nîmes était celle de
la Vaunage.
879 : le titre de vicaria valle
Anagia, lui est attribué ( le terme de Vaunage apparaît dès
815 en septembre dans une charte concernant Clarensac. Puis
apparaissent au fil des siècles les termes de Valle Anagia (È).
A partir du XII siècle la subdivision de la viguerie est la
villa et devient dans le temps le noyau des villages actuels.
Portent alors le nom de Villa: Bizagum (876, Bizac);
Cavariago (879, Caveirac); Anagia (896, Nages);Sinciano (996,
Sinsans); Congenias ( 926, Congénies); Saraonocos (1043/1060,
Solorgues); Calvitione ( 1080/1096, Calvisson).Puis apparaissent
St Côme (918), St Dionisy (955), St Dionisy a d’abord était
connu sous le nom de Viou (879),St Côme sous le nom de Bruus
(918).Langlade et Maruejols, bien que connues dès le XIIème
n’apparaissent pas sous le terme de villa.En 879 le chapître
acquiert de nombreuses terres, casals, cours, jardins, moulins
à eau en Vaunage notamment à Langlade au lieu de" la Villa
Colonicas",dont une famille portera le nom jusqu’au
XVème siècle.
1125 : Jusqu’à cette date les
Vicomtes de Nîmes ne possèdent pas la totalité de la
seigneurie en
Vaunage.Une partie ayant été rétrocédé aux Vicomtes Bernard
Aton V et VI. Parmi les familles ayant prêté serment alors et
que l’on a appelé " les Hommes de Calvisson" se
trouvaient les représentants des familles seigneuriales de
Calvisson, Clarensac et Langlade.
Contrée essentiellement agricole à
l’origine La Vaunage a perdu de nos jours sa vocation
pastorale.A part quelques hobereaux locaux et représentant le
peuple vaunageol était constitué de gens qui peinaient pour et
sur la terre, tout en payant tailles, charges et corvées
diverses plus la lourde dîme ecclésiastique et ceci dans le
silence.
XIIème: Les hommes commencent à se révolter.
Le mouvement atteint les bourgs vaunageols au XIVème. Les
hommes se battent également pour subsister, l’outillage est
rudimentaire (houe en bois durcie au feu......). Dès ce siècle
la polyculture va leur permettre de vivre en autarcie, mais le
peuple vit dans la misère, la faim au ventre. L’espérance de
vie est faible la mort enfantine énorme.Au XIVè siècle le décompte
des biens de guillaume de Nogaret permet une évaluation du
nombre de feux par localités (sauf Nages), cette estimation est
de 766 feux, avec une moyenne de 5 habitants par feu cela donne
3830 habitants.
A Louis IX (1226/1270) succèdent :
Philippe III (1270/1285); Philippe IV (1285/1314), c’est sous
ce dernier que la Vaunage connaît son nouveau destin. A l’époque
médiévale ne sont attestés en Vaunage que le Château de
Calvisson, ainsi que le rempart et une tour seigneuriale à
Clarensac. Aucun texte ne fait mention du château de Boissières
ni du Castellas de Langlade. Le Roi est représenté par une sénéchaussée
: Beaucaire-Nimes , qui siège à Nîmes est dont l’antenne
pour la Vaunage est la viguerie de Calvisson. Nous sommes en
1307, Guillaume de Nogaret participe à l’arrestation des
Templiers, en remerciement le Roi lui cède la viguerie. La
population baisse, la Vaunage ne compte plus que 686 feux dont
12 nobles. Les feux sont taxés en fonction des droits régaliens
très complexes.
1328 : Charles IV meurt, sa femme
enceinte mettra au monde une fille, Philippe de Valois petit
fils de Philippe III, régent devient Philippe VI. Edouard III
d’Angleterre en 1337 revendique le royaume de France et renie
son hommage au Roi
Philippe VI. La guerre de cent ans
commence.Bilan pour La Vaunage , entre 1322 et 1347 des famines
et des disettes sont signalées.
1347/1348 : la peste noire fera chûtes
la population du tiers de la moitié de son total de départ (
E..Leroy - Ladurie)
1365.23.01: convocation des trois états à Nimes, pour défendre la
région des compagnies de bandes armées.
1386.18.06: levée d’un subside pour
"le passage de la mer" par Charles VI pour débarquer
en Angleterre. Bilan démographique pour cette deuxième moitié
du siècle: divisé par deux Toutes les causes précédentes
expliquent cette importante chute.
XV/XVI èmes siècles : la guerre qui
reprend la peste et tout un cortège de catastrophes (dont les
guerres de religion) vont faire que les villes et les campagnes,
donc laVaunage vont encore subirent de fortes souffrances.
XVIIème: le 13.04.1598, signature de
l’Edit de Nantes. 14.05.1610, assassinat d’Henri
IV.15.10.1620, rattachement du Béarn à la France.
21.01.1622: Rohan descend le Vidourle
attaque Sommières en juin 1622 le roi Louis XII, descend en bas
Languedoc. Une période de troubles s’installe.
21.11.1625: les communautés
vaunageoles demandent au bureau de direction de Nîmes des
secours pour leur protection.
1640 : La peste frappe à nouveau, elle
atteint La Vaunage à Calvisson, qui fût dès le moyen-âge la
commune la plus importante. Dès 1654 François Ier, lui accorde
un marché hebdomadaire le jeudi et 4 foires : 3 mai, 4
septembre, 29 novembre et 27 décembre.
1660/1685: 309arrêts, édits et autre s
restreignent chaque jour plus les droits et libertés du peuple réformé.
1668 : en est l’apogée. Après une période
de calme les mesures coercitives reprennent jusqu’en 1685. Même
en Vaunage,se prépare la révocation de l’Edit de Nantes, qui
sera signée le 17.10.1685, par le roi et officialisé par l’Edit
de Fontainebleau le 22.10.1685.
1686 : Dès le début de l’année on
assiste aux premières réunions clandestines en Vaunage à St Côme,
puis Vergèze, Gallargues, Boissières.... . Puis
l’immigration commence vers la Suisse, la Belgique... etc
L’agriculture vaunageole a évolué
durant tout le XVIIème. Fin XVIème,10 ha de vignes dans la
garrigues. Les terres à céréales deviennent des vignes au début
du siècle. Les communes de Langlade et de Nages exploitent à
elles seules
260 ha de vignes. Entre les rangs
d’oliviers étaient cultivés des céréales. Les près
occupent une surface réduite au bord du Rhony et fournissent le
complément pour les animaux de labour et de bât. Avant
l’apparition vers 1820 des rouleaux de pierre froide, le
battage se faisait au fléau par petites quantités avec des
chevaux de Camargue. D’une économie de subsistance, le paysan
se tourne vers une économie de marché durant ce siècle, mais
une surproduction, va ramener les friches en garrigue.
Voies, routes et chemins: dès le néolithique
les hommes sont attestés en Vaunage. Des pistes les relient
entre eux et découpent la Vaunage en tout sens. Avec
l’habitat permanent apparu au VIII siècles avant notre ère,
les voies de communications prirent forment avec 2 voies pré
romaines qui se croisent au nord de Bizac Une voie relie également
Nages et Mauressip, au fil des ans des chemins d’accès aux
mas et villages s’y sont ajoutés, créant un réseau dense en
plaine et plus lâche en garrigue.
Blasons et armoiries Vaunageols:
apparaissent en 1696 et sont enregistrés moyennant finances. La
taxe variant de 15 à 25 livres par déclarations, ceci pour
renflouer la cassette de Louis XIV au plus bas, à cause des
guerres et dépenses trop somptueuses. Dans la Vaunage seuls
trois villages s’en sont dotés.
Bibliographie:
Archives départementales du Gard.
Maurice Aliger
Pasteur Idebert Exbrayat
Archives villageoises.
Emmanuel Le Roy Ladurie
Paul Marcellin
E Germer - Durand
Georges Duby
Documents fournis par Isabelle THURIN, merci!
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] Tous droits réservés
Révision : 17 novembre 2005
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